Maintenant, pour ceux qui se considèrent musulmans ouverts, je leur pose une question : peut-on réformer l'islam de ce côté ? Oui ou non ? En d'autres termes accepteriez-vous un islam sans hijab ? Si la réponse est oui on poursuivra avec les autres réformes. Mais libérons la femme d'abord. Je crains hélas que le débat ne soit fini. On se trompe, on se ment si l'on dit que l'islam est apte à se réformer. Le principe est simple, on réforme, on n'est plus dans l'islam.
LKM
23 ans "Étude de la carrière prophétique de Mohamed" de Ali Dashti c’est le premier livre que j’ai lu en étant musulman pratiquant, il m’a ouvert les yeux sur la vérité de l’islam, l’écrivain est un iranien savant religieux, il a écrit le livre avant la révolution iranienne et il a été emprisonné par le chah d’iran et son livre a été interdit ….mais après la révolution il a déclaré que si son livre n’a pas été interdit la révolution islamique n’airait pas eu lieu…Ali dashti est un musulman très ouvert et qui possède un esprit critique et il était contre le pouvoir de mollahs, il a été emprisonné après la révolution et il est mort juste après dans sa prison et jusqu’à là on ignore les causes de sa mort … Vous trouverai ici la version anglaise, française et iranienne de ce livre.
http://www.islamla.com/modules.php?name=Content&pa=showpage&pid=11
merci
Samia Labidi, co-auteur d’un livre qui a défrayé la chronique, “ Karim, mon frère, ex-intégriste et terroriste “, aux éditions Flammarion, parle de l’expérience de ce frère, jeune Tunisien passé de l’islam traditionnel à l’islam sunnite, puis à l’islam chiite, avant de basculer dans un réseau intégriste terroriste international basé en Iran.
Une famille sous influence
Karim est né à Tunis dans une famille moyenne, où il a découvert l’islam traditionnel, celui où on fait la prière uniquement pendant les fêtes, où le ramadan est respecté et la prière faite durant ce seul mois. Cet islam est plus influencé par la tradition tunisienne que par le texte coranique. Après Tunis, Karim habitera dans la banlieue de la capitale, dans un cadre plus moderne et plus occidentalisé.
Au milieu des années 70, sa famille sera infiltrée par l’islamisme sunnite tunisien à ses débuts, par l’intermédiaire d’un beau-frère, l’un des fondateurs du Mouvement à tendance islamiste (Mti). Ce beau-frère cherche à marier les autres filles de la famille de Karim avec ses amis islamistes, pour mieux imposer sa mainmise sur toute la famille. Il tente aussi d’entraîner les garçons dans une éducation de type militaire.
Cette famille vivra une sorte de mini-révolution islamiste. Du jour au lendemain, le régime change : plus de sorties ni de jeux, prière le plus souvent possible, accent mis sur le lycée et les études. Et prosélytisme pour tous. Karim, qui rencontre des difficultés familiales et identitaires, et subit un grave échec scolaire, est encore un peu plus déstabilisé par ce bouleversement, qui provoquera aussi l’éclatement de la famille. Certains de ses membres, qui n’acceptent pas ces transformations, quittent la Tunisie pour Paris.
De Paris à l’Iran
Karim se rend lui aussi à Paris, sous prétexte de suivre une formation professionnelle, après son échec à Tunis. Bardé de certitudes négatives contre l’Occident considéré comme l’ennemi de l’islam et des musulmans, il comprend peu à peu que ce qu’on lui a inculqué à Tunis n’est pas tout à fait vrai. Malheureusement, il change de quartier pour une banlieue assez agitée, où il découvre le racisme, la xénophobie et d’autres problèmes, et il revient vers la religion.
Par hasard, il découvre le Centre culturel iranien à Barbès - actuellement fermé et déjà fermé en 1987 par les Renseignements généraux -, et se convertit au chiisme. En 1983, il se rend en Iran pour approfondir sa formation religieuse. Après plusieurs tests et diverses vérifications, il est accepté dans une école politico-religieuse. Plusieurs maîtres le prennent en charge et testent son caractère pour mieux l’orienter. Sa formation durera environ un an et demi. Etant donné son caractère bien trempé, Karim est formé pour être un organisateur, au Maghreb et en Europe. En effet, il y a plusieurs sortes d’intégristes ou terroristes : l’organisateur, celui qui fournit les armes et la logistique, le décideur, le poseur de bombes. A mon avis, le poseur de bombes est le moins dangereux.
La Tunisie, maillon faible du Maghreb
Lorsqu’il revient à Paris, Karim doit a ssurer plusieurs missions : convertir sa famille au chiisme ; ne pas attirer l’attention sur lui, c’est-à-dire boire de l’alcool, sortir, fréquenter des femmes, etc. ; rédiger des rapports sur différents quartiers de la capitale française, comme le quartier juif ; repérer les endroits les plus propices pour déposer des bombes.
Un voyage à Tunis lui permet de mettre son beau-frère en contact avec le réseau chargé de préparer un coup d’Etat contre le régime de Bourguiba et d’instaurer dans ce pays un régime islamiste. A Paris, il conserve le contact avec ce beau-frère, qui lui envoie des petits groupes de Tunisiens qu’il achemine en Iran via la Syrie, avant de se rendre lui-même en Iran, Afghanistan et pour former des Tunisiens, Algériens et Marocains reçus dans une école politico-religieuse.
Doutes et rupture
Lors de son premier séjour en Iran, Karim a suivre une formation religieuse chiite. Il ne s’agissait pas, pour lui, de devenir membre d’un réseau terroriste international intégriste. Il comprend peu à peu que ce réseau, qui parle au nom de l’islam, ne respecte pas les préceptes les plus élémentaires de cette religion et il commence à protester, à choisir ses missions. Il veut être affecté en Europe, où il découvre des bureaux de cette organisation en Belgique, à Madrid, à Paris. Il réussira à quitter le réseau, avant de décider de témoigner et de divulguer ce qu’il a appris sur son compte des islamistes.
Qu’est-ce qui est politiquement incorrect ? Tout le monde sait que l’Islam autorise le mariage « mixte » pour les hommes et l’interdise aux femmes pour des raisons que j’ignore... allah 9al mohamed 9al … Par conséquent, la charia permet à un homme d’épouser une juive, une chrétienne…ou autres…sans exiger sa conversion puisqu’on estime que l’homme est le seul maître de la famille ce qui induit l’appartenance, automatique, des enfants à la religion du père, donc, à l’Islam.
En revanche, une femme doit imposer la conversion, à son futur mari, s’il n’appartient pas à l’Islam de naissance. Seulement, la tradition se veut plus morale que le fondateur de la morale, elle est même très réticente, voire même contre la mariage de ses filles avec des hommes d’origines non musulmanes en s’opposant, par là même, à une préalable autorisation divine appliquée par un prophète qui compte, une chrétienne et une juive, parmi ses épouses.
On a toujours su que c’est le religieux qui suit le politique et non l’inverse. Récemment, dans un pays arabo-musulman, que je ne tiens pas à nommer, on cherche même à interdire aux hommes le mariage avec des juives pour mieux contrôler, dit-on, le problème de l’espionnage…Alors, si depuis plus de quatorze siècles, les différents régimes politiques ont adopté les textes religieux en leur faveur, en fonction des besoins du moment, je me demande ce qu’il en reste de vrai, aujourd’hui, sans compter le poids de la tradition qui a du en mettre plus d’un grain de sable.
Je me demande ce que les générations futures hériteront de la liberté de vie privée…privée de Quoi ? Du choix de son partenaire pour une raison ou une autre. Ne sommes-nous pas tous les enfants de la Terre ? Ne sommes-nous pas tous égaux? La supériorité, des uns sur les autres, est une invention humaine qui appelle à la division et au fanatisme au lieu d’œuvrer pour le rapprochement et la paix dans le monde.
LKM
LKM
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||
Commentaires