Film documentaire sélectionné au 2e Festival national du Film d'Éducation avec le soutien du Ministère de la Justice et du Ministère de l'Éducation nationale.
Documentaire : DVD pal 60 minutes / V.O. français
Producteur/Réalisateur : Dominique ARNAUD
Pour obtenir ce film, contactez M. Dominique Arnaud arnodom@orange.fr
Synopsis :
Aujourd’hui, les mutilations génitales féminines font l’objet de campagnes de sensibilisation visant à les interdire. La circoncision masculine, elle, est acceptée. Rares sont ceux qui osent critiquer cette coutume, signe distinctif d’une partie notable de la population mondiale.
Pratiquée systématiquement jusque dans les années 1970 aux U.S.A., la circoncision y est en régression. L’Académie de pédiatrie américaine émet des doutes quant à ses vertus prophylactiques. En Europe, notamment depuis l’indépendance des pays du Maghreb et d’Afrique sub-saharienne, le taux de
circoncision suit une courbe ascendante. On peut estimer à près de 20% la proportion des jeunes français qui atteindront l’âge de 18 ans circoncis, dont 5% sans aucun rapport avec la religion de leurs parents. Au premier abord, les explications rencontrées à propos de la circoncision séduisent par leur aspect raisonnable. Leur moindre tort est d’être superficielles, tout aussi peu fondées physiologiquement, en dépit de publications de recherche et d’informations tendancieuses, qu’en droit. Réalisée sur des nouveau-nés ou des enfants, sans consentement éclairé, la circoncision est une première forme de violence. Il s’agit bien d’une atteinte à l’intégrité physique, processus par lequel, opéré de façon irréversible, l’homme est rendu autre que ce qu’il est au départ. Bien qu’il soit difficile de généraliser, le circoncis semble avoir une perception du rapport homme-femme différente du non-circoncis. Les religieux juifs et musulmans en sont l’illustration : réclusion plus ou moins nuancées des femmes, mise en cause perpétuelle et culpabilisante de l’état de pureté féminine. Il s’en suit, dans les sociétés circonciphiles, une forte disposition au communautarisme, à la tyrannie familiale, au fondamentalisme religieux. Si le film suggère plus qu’il n’affirme, « ce subtilement subversif essai » n’en est pas moins un plaidoyer en faveur de l’enfant. Il pose de façon implicite la question de l’abolition de la circoncision, un objectif bien difficile en raison des forces qui l’appuient, ou la tolèrent, à savoir les trois religions monothéistes, soutenues par une partie du monde médical qui y trouve son intérêt. Le 3ème millénaire sera-t-il circoncis ? Cette tradition est-elle contraire aux droits de l’enfant ? Interrogées, des personnalités de tous horizons (1) nous livrent leur réflexion. Le débat religieux, médical, social et juridique, généralement silencieux, se fait audible au fil des témoignages, des confidences et des documents bouleversants qui les éclairent.
1 - Par ordre d’apparition, Pr. Roger Henrion Académie nationale de Médecine, Jean Leonetti médecin-député U.M.P., Pr. Jean-Paul Escande dermatologue, Dr. Sami A. Aldeeb Abu-Sahlieh juriste, Siné dessinateur de presse, élève d’une école rabbinique, André Glucksmann philosophe, Jean-Thomas Nordmann député européen, Kabbaj Mohamed El Mustapha Académie royale du Maroc, Linda Weil-Curiel avocate, Malek Chebel anthropologue-psychanalyste, Père Georges Morand chanoine de la cathédrale Notre-Dame de Paris, Nadeije Laneyrie-Dagen professeur d’Histoire de l’Art à l’École Normale Supérieure de Paris, Alain Soral écrivain-essayiste, Hedi Labidi membre actif de l’Association d’ailleurs ou d’ici mais ensemble A.I.M.E., Dr Emmanuelle Piet médecin départemental de protection maternelle infantile, Hubert Reeves astrophysicien, Huguette Bouchardeau ancien ministre, Michel Serres philosophe, Christian Bourgois éditeur, Jean d’Ormesson écrivain-académicien, Michel Quint écrivain, François Fejtö journaliste-écrivain, Dr. Jean-Dominique Doublet chirurgien urologue, Patrick Labaune député U.M.P., Dr. Gérard Zwang chirurgien urologue, Dr. Patrick Pelloux médecin urgentiste, Dr Dominique Egasse chirurgien dermatologue, Frédéric Encel géopolitologue, stewards d’Air Tahiti Nui, Mr. X juriste, Oussama Ksila association A.I.M.E., collégiennes anonymes, Sarra Ghorbal association A.I.M.E., Houda Khammari association A.I.M.E., Michel Field journaliste, François Sauvadet député U.D.F., Michel Onfray philosophe, Stéphanie le Roy avocat, Julien Dray député socialiste, Cyrine Saïeb avocat, Jean-Paul Fitoussi professeur à l’Ecole supérieure des Sciences politiques de Paris, Waji étudiant, Alain Bauer Grand Orient de France, Maxime Gremetz député communiste, Charles-Elie Couture chanteur, Pr. Pierre Guichard Université Lyon II, jeune femme musulmane, Eric P. Ingala électricien-poète, Riad Sattouf auteur de b.d., Roland Madura ex-otage.
Commentaires
NE TOUCHEZ PLUS AU PREPUCE DE L’ENFANT
ici :
http://www.infocirc.org/naouri1.htm#top1
(cliquer sur le lien WEB pour lire l'article)
Imagineons comment le vieillard de 99 ans (souffrant assurémment de débilité sénile pour entendre des voix et des hallucinations) a pu avoir un cicatrisation normale de son sexe après une telle mutilation. Il est aisé d'imaginer qu'il a du en mourir.
Et l'Histoire a fabriqué le dogme, la coupure obligatoire avec le corps, avec le bien être du corps et l'interdiction du plaisir.
Beaucoup d'hommes sur le web parle et dénonce cette pratique de soumission.
Un autre site de la "Société canadienne de Pédiatrie" qui apporte de nombreuses infos médicales :
La circoncision néonatale revisitée :
http://www.cps.ca/francais/enonces/FN/fn96-01.htm
(Cliquer sur le lien "web")
llah ird bik lsirat mosta9im
Llahoma ina hada la monkar
ta9i llah akhoya ochof mzyan ach tadir




(...)
"Dans un rituel de circoncision masculine, la pression du groupe réactive chez les parents une terreur qui les détourne de leur sensibilité naturelle et donc du vécu de l’enfant. Lors d’une cérémonie juive traditionnelle, la mère est même écartée de la scène et doit confier son bébé au sandak, un parrain qui immobilise ce dernier pendant la coupure de son prépuce. En hôpital, la circoncision est aussi effectuée hors du regard de la mère, de peur qu’elle ne prenne conscience du supplice enduré par son nouveau-né.
Des mères se souviennent de ce drame avec obsession, même après de longues années. « Les cris de mon bébé restent incrustés jusque dans mes os, écrit par exemple l’une d’elles quinze ans plus tard. Son vagissement était celui d’un animal qu’on égorge. J’en ai perdu mon lait.» Une autre écrivit à son fils d’un an : « Je n’ai jamais entendu de tels cris. Saurai-je un jour quelles cicatrices sont inscrites dans ton âme ? Quel est ce regard changé que je vois dans tes yeux ? Je peux voir la souffrance, une certaine tristesse et une perte de confiance. » Une troisième a témoigné de la manière dont elle s’est détachée de son enfant pour parvenir à refouler ses sentiments : « Lorsqu’il naquit, il y avait ce lien avec mon tout petit, mon nouveau-né. Mais pour accepter la circoncision, j’ai dû couper ce lien. J’ai fait taire mon instinct naturel et en faisant cela, j’ai coupé beaucoup de mes sentiments envers lui. J’ai coupé pour refouler la souffrance et mon instinct naturel qui me dictait de m’opposer à la circoncision. »
Séparer le fils de sa mère
Il ressort de ces témoignages que l’opération mutile non seulement le corps de l’enfant, mais aussi sa capacité à vivre une relation de confiance avec sa mère et, par voie de conséquence, avec les autres. En effet, celui qui refoule ses souffrances tend à les reproduire sur son entourage, particulièrement sur ses enfants. En livrant son fils au bourreau, un père circoncis se coupe non seulement de ce qu’il a vécu lors de sa propre mutilation, mais évite aussi les remontées émotionnelles que lui occasionnerait une relation nourricière de la mère à son enfant. Plutôt que d’accueillir la détresse d’avoir été privé de cet espace de sécurité et d’amour, nécessaire à son épanouissement, il va se justifier d’intervenir comme l’a fait son propre père, pour arracher l’enfant des bras maternels, répondant ainsi aux patriarches qui l’enjoignent de ne pas les remettre en cause.
La rupture brutale du lien maternel et l’extrême douleur qu’implique la circoncision à huit jours en font donc une expérience particulièrement traumatisante pour l’enfant. Des hommes sous hypnose se sont remémoré les détails de l’opération. Ils exprimèrent de la colère, un désir de vengeance et de destruction à l’égard de ceux qui ont participé à leur mutilation. D’autres ont retrouvé en séance de thérapie les émotions qu’ils avaient dû alors refouler, expliquant par exemple : « L’expérience émotionnelle était horrible. J’ai senti une peur me submerger, transpirant et tremblant de longs moments. Parfois, une rage intense me remontait. Je voulais me protéger, mais je ne le pouvais pas. Je me suis senti très triste, sombrant dans l’affliction, le désespoir et l’impuissance. J’ai laissé venir mes émotions pendant plus d’une heure et finalement j’étais épuisé, triste. »
Consciences mutilées
Dans le cadre d’une étude, des enfants musulmans, circoncis sans anesthésie plus tard dans leur enfance ou adolescence, ont déclaré avoir vécu l’opération comme « une attaque brutale contre [leur] corps, qui mutile, humilie et, dans certains cas, [les] détruit. » La circoncision a provoqué une augmentation de leur agressivité et un affaiblissement de leur capacité à s’affirmer, avec pour conséquence un repli des enfants sur eux-mêmes traduisant la peur d’une nouvelle agression. Au cours d’une autre étude, tous les enfants sont apparus comme « terriblement effrayés » tout au long de l’opération, chacun d’entre eux regardant finalement son pénis comme pour s’assurer « que tout n’avait pas été coupé ». Des adultes interviewés ont parlé de leur circoncision comme d’un substitut à la castration...
Lire la suite sur la mutilation de la conscience :
http://www.regardconscient.net/archi04/0405circoncision.html